PHYTORIA

Le projet de Recherche & Développement PHYTORIA vise à proposer de nouvelles solutions d’épuration végétalisée, sur le principe des filtres plantés de roseaux, à destination de l'ensemble des acteurs industriels produisant des effluents biodégradables : agroalimentaire, textile, cosmétique, etc...

Lancé en novembre 2012 et d'une durée de 3 ans, le projet PHYTORIA associe la société Jean Voisin (porteur du projet) à la société Utilities Performance (Eau et Industrie, Plumeliau 56 et Olivet 45) ainsi qu'à l’Ecole des Mines de Nantes. L’Agence de l’Eau Loire Bretagne et l’ARIAC (Association Régionale des Industries Agro-Alimentaires) font également partie du comité de suivi.

Labellisé par le pôle de compétitivité DREAM et lauréat de l'appel à projets Eco-Industries 2012, le projet PHYTORIA bénéficie d’un soutien financier du Ministère du Redressement Productif (DGCis) à hauteur de 600 k€ pour un budget total de 1.3 millions d’euros.

Des dispositifs pilotes et démonstrateurs sont aujourd'hui en fonctionnement sur sept sites industriels :

  • usines de pâtisserie (Saint Michel à Contres [41] et St Péreuse [58], Crêperie de Langadoué à Rédéné [29]),
  • de production de sodas (L'Abeille à Cholet [45]),
  • une laiterie (CILAM à La Réunion [97]),
  • une conserverie de légumes (Allaire à Saint-Aignan [45]),
  • une chocolaterie (Cluizel à Damville [27]).  

"Grâce au projet PHYTORIA, nous sommes aujourd’hui en mesure de proposer des stations de phytoépuration efficaces et sources d’économies pour les industriels (réduction d’énergie, de réactifs, de main d’œuvre…), avec un faible impact sur l’environnement" témoigne Joëlle Paing, responsable R&D de la société Jean Voisin. L’étude comparative a en effet révélé la grande compétitivité des filières végétalisées, tant pour l’investissement initial que pour le coût de fonctionnement. L’Analyse du Cycle de Vie réalisée dans le cadre de ce projet démontre aussi un moindre impact sur le changement climatique et sur l’écotoxicité aquatique, en comparaison aux filières traditionnelles (de type « boues activées » notamment). 

La technologie s'adresse en priorité au marché national, mais des débouchées prometteuses sont également identifiées dans des pays émergents tropicaux, encouragés par les très bons résultats obtenus à la Réunion sur ce projet.

En images